Elwalati
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LE VRAI FAUX MALENTENDU.
Les régimes politiques ne peuvent être isolés du reste de la structure sociale, l’un étant le contenant de l’autre.
Un Président, issue d’élections libres et démocratiques est l’invité inattendue sur une scène politique où il est peu ou pas connu. Cet “Indépendant ‘’Sidi ould Cheick Abdallahi, ne dispose pas de machine électorale. Face à lui, un chapelet de partis compose le paysage politique depuis 15 ans pour certains, avec des leaders d’une popularité réelle du moins pour les plus en vue. Sa victoire est elle révélatrice d’une culture inachevée de parti politique ; elle fixe à tout le moins les limites structurelles des partis à passer de la contestation, à la prise du pouvoir. Victimes collatérales du 03 Août 2005, ils (les partis) n’ont pas réussis à s’imposer comme alternatives naturelles crédibles. Des critiques parfois sévères sur l’action du gouvernement sont audibles en ce moment. Elles émanent souvent de personnes ayant voté pour le Président, les plus discrets dans la critique disent ne pas avoir voté pour. Gros malentendu ou simple musculation de salle de bain ? Au niveau de la classe politique il n’y a pas de malentendu. L’opposition pour reprendre une expression est une “opposition de concertation. Le renforcement des capacités des partis politiques est vital aujourd’hui. Les partis sont le clone du Prds, les moyens financiers en moins. Tous hypertrophiés, et véritables caléidoscopes de la société ; nationalistes arabes, harratines, islamistes, mouvement négro Mauritanien, conservateurs. Une caravane hétéroclite ou les courants de pensée sont incompatibles par nature. Culture du consensus et danse du ventre sont les constantes de cet équilibre insolite. C’est manifestement une construction collective autour de la quelle, seuls les non initiés et les mauvais perdants, hurlent encore. L’aboutissement du processus est simplement la consécration du pouvoir d’un homme. Le parti société, ou mouvement indépendant, appuyé sur l’armée, et l’administration sait compter sur l’adhésion des élites économiques et religieuses. L’Etat, ou ce qu’il en reste, ne signifie plus grand-chose. Les institutions, sans contenu véritable sont quasiment virtuelles ; la classe politique n’est pas encore une alchimie de personnalités, issues elles mêmes de réseaux, et prises de position structurés. Le mouvement Islamiste semble mieux élaboré avec des cadres, des militants de base formés, une culture politique et des objectifs clairs en terme de projet de société et de stratégie de conquête.
Les artisans d’une démocratie sont d’abord :
Un Personnel politique formé et ancré dans une base.
Une Société civile
Une Opinion publique
L’espace du pluralisme politique ici, renvoi à des conceptions et pratiques qui découlent de croyance à des principes généraux de moindre valeur.
Abdallah Mohamed Sissako


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