LA Coupe d’Afrique Des Nations
Tous les deux ans cette prestigieuse messe se déroule virtuellement en Afrique on a envie de dire. Les stades, désespérément vides de spectateurs, sont squattés par les officiels, 150 journalistes, 500 photographes, invités et autres observateurs. On à l’impression que c’est une affaire entre gens d’ailleurs. Le publique, le vrai, le téléspectateur est loin, disséminé à travers la planète. Les joueurs, et entraîneurs, viennent d’Europe. Pourquoi ne pas la jouer en Europe et envoyer les images en Afrique ? Dans le meilleur des cas les équipes passent quelques jours dans leur pays, le temps de faire une photo avec le président avant d’aller sur le site de la compétition. Les clubs européens, employeurs de ces joueurs ont du mal à les libérer pour la circonstance et sont en conflit larvé avec les fédérations des pays d’origine des footballeurs. C’est une des facettes de la mondialisation. Les Africains gardent pour eux leur championnat du niveau de quatrième division Européenne, fade et sans attrait ni enjeux financiers, on récupère leurs élites sportives payées quatre sous pour assurer le spectacle et l’argent en Europe. Des clubs comme Lens en France peuvent alignés 13 Africains sur leur feuille de match. Il n’est pas rare d’entendre dans les commentaires après un matche contre le Cameroun ou le Sénégal des joueurs Egyptiens, marocains et Tunisiens dire « nous avons jouer une équipe africaine bien regroupée » L’ex star du foot Algérien Rabah Madjer se demandait pourquoi l’Algérie ne laissait pas aux Africains la coupe d’Afrique. Le même Madjer ne se demandait pas pourquoi il était payé trois fois moins cher qu’un joueur Européen moyen évoluant dans le même club que lui en France ou à Porto au Portugal. Nous avons été colonisés parce que colonisables, nous resterons pourvoyeurs de talents surmédiatisés mais mal payés.
Chez nous, cette coupe d’Afrique illustre le clivage communautaire. Chacune s’identifiant par défaut à l’une ou l’autre équipe. Un match Sénégal Tunisie voila que Waalo et Guidimakha vibrent pour le Sénégal, pendant que du Tagant en Adrar s’élèvent des youyous pour la Tunisie. C’est simplement pathétique.
Abdallah Mohamed Sissako


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